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l’Asbl REETA Ettelbruck, 09.12.2005

 
RETAA asbl      -        Recherche en Education et Thérapie Assistées par l’Animal
(NP Nr 2 novembre 2005 page 1)

NUESPAPER

   Nr 2   Novembre 2005

   Édition française

       nuespaper@retaa.org

         
 

INTERVIEW

NP a interviewé Maryse WEBER-MINES, membre-fondateur et vice-présidente de RETAA :

 

NP. : Vous êtes psychomotricienne depuis 1976 ; pouvez-vous nous décrire le travail que vous faites actuellement ?

 

MWM : Actuellement, je travaille dans un cabinet privé sur ordonnance médicale. Je vois surtout des enfants et quelques adolescents. Depuis 1999 je suis à Paris la formation à la thérapie relationnelle du Professeur Sami-Ali et depuis 2001 je suis membre du CIPS (Centre International de Psychosomatique) qu’il a créé. Depuis 2 ½ ans à peu près mon chien Poli assiste à mon travail.

 

NP : Quelle est la contribution du chien ?

 

MWM. : Le chien n’est pas présent à toutes les séances. L’enfant doit souhaiter la présence du chien et le chien peut à tout moment quitter la pièce s’il le désire.

En psychomotricité, mon chien Poli a une fonction complémentaire dans les jeux de mouvement, de coordination, pour stimuler la force et une meilleure adaptation du tonus. En effet, jouer à la balle, tirer sur les anneaux, sauter par-dessus un bâton, etc., tout cela est beaucoup plus amusant en compagnie du chien.

Le chien détend, il aide l’enfant à comprendre l’autre qui est différent.


 

 

            (photo : M.Weber-Mines)

 

Certains enfants qui me sont adressés ne jouent pas ou peu. Le chien invite au jeu ; il joue par plaisir de jouer. Le chien ne ment pas, il est authentique, il aide à séquencer et à patienter, il libère les émotions, il facilite le regard et la sensibilité visuelle et stimule la sensibilité tactile et olfactive.

 

NP : Pourriez-vous nous décrire le chien ?

 

MWM. : Mon collaborateur Poli est un chien mâle âgé de 3 ans. Il est très gentil de nature, très bien socialisé. Il a passé des tests en Allemagne et a été reconnu apte à être « un chien de thérapie ». Depuis, il continue son éducation dans une bonne école qui pratique l’éducation douce.

Le chien est obligatoirement respecté par les enfants qui le traitent bien et essaient de comprendre ses signes d’apaisement. Il ne faut surtout pas mécaniser le chien, sinon il risque de devenir malade.

Poli est aimé et respecté par tous les membres de ma famille, il fait tous les jours de bonnes promenades et joue plusieurs fois par semaine avec d’autres chiens.

 

NP : Merci Maryse Weber pour cet interview

   

INTERVIEW

NP a interviewé Michel NILLES, membre-fondateur de RETAA :

 

« Je me rends compte que le travail avec le chien apporte de la joie à chacun de nous trois (pensionnaire, thérapeute, animal) »

 

NP : Ces derniers temps, on accorde toujours plus d’importance aux activités assistées par l’animal. D’où vous vient l’intérêt pour ce travail et que faites-vous exactement ?

 

MN : Une psychologue que je connais travaille en Thérapie Assistée par l’Animal en psychiatrie et cela m’intéressait. Quand le désir d’avoir un animal a émergé à mon lieu de travail (structure de vie pour personnes physiquement et mentalement handicapées, et pour la plupart âgées) le projet d’introduire un chien à fonction sociale est né.

 

NP : Q’entendez-vous par « chien à fonction sociale » ?

 

MN : Un chien à fonction sociale vit ensemble avec les personnes de la structure de vie, mais seulement quand le membre du personnel à qui il appartient, est à son travail. Le chien retourne tous les jours avec cette personne à la maison, en famille.



 

 

 
RETAA asbl - Siège social 29, rue Michel Lentz L-9068 ETTELBRUCK - Secrétariat 36, rue Batty Weber L- 2617 LUXEMBOURG

         


RETAA asbl      -        Recherche en Education et Thérapie Assistées par l’Animal
(NP Nr 2 novembre 2005 page 2)


règles,
et où chacun respecte l’autre. Le but est d’utiliser le travail avec le chien de façon thérapeutique.

Le chien reste chien à part entière. Ainsi, il doit toujours pouvoir se retirer librement.

 

NP : Quelle formation avez-vous ?


 (photo : M.Nilles)

 

NM : Je suis infirmier psychiatrique avec une longue expérience en réhabilitation, et j’ai fait des formations complémentaires en management et communication ; à cause du chien, j’ai fait quelques séminaires en thérapie assistée par l’animal et je compte continuer dans cette voie…petit à petit…

 

NP : Merci Michel NILLES
 

NEWS


                                      

NP ne voudrait pas manquer l’occasion de souhaiter bon anniversaire et encore longue vie au projet d’hippo-accompagnement de l’IPPJ de St Servais (Institut Public de Protection de la Jeunesse, près de Namur, B).

 


Il y a en effet 10 ans maintenant que Véronique DELPLACE a réussi à intégrer dans une institution pourtant très fermée des quadrupèdes qui ont opéré des changements non seulement au niveau du bien-être des jeunes filles de l’Institut, mais aussi au niveau de l’institution et de son personnel. Soutenue par la direction, Véronique DELPLACE et son équipe, qui a pris de l’ampleur avec les années, a développé une façon de travailler originale, qui tout en aidant les pensionnaires humains, permet à des chevaux qui ne trouvent parfois pas ou plus leur place ailleurs, à être redéfinis autrement ; ainsi « Melle Héloïse », qui ne convenait pas à la Police Fédérale, a trouvé à St Servais son bonheur et y fait celui des autres. Alors, tous ensemble, à St Servais, soufflez les bougies, et faites un vœu !!!


« Lors de la dernière conférence mondiale de l’IAHAIO à Glasgow (Octobre 2004), le projet belge de Nelly CRETEN avec le titre « le chien, médiateur lors d’interrogatoires d’enfants abusés » a eu le premier prix dans la série « posters » (75 participants).

           
           

 


Nelly CRETEN travaille à la Police Fédérale de Hasselt, en Belgique. Entre 1995 et 2000, elle a vu lors d’interrogatoires uniques de 20 à 60 min., 500 enfants âgés de 3 à 14 ans ; dans 70% des cas, son Labrador était présent. Les enfants avaient été victimes de violences physiques et morales ; ils avaient peur et se sentaient
coupables ; ils refusaient de parler ; ils se sentaient incompris ; ils percevaient leur environnement comme hostile (bureau de police). Le chien a diminué la peur des enfants, il les a encouragé à parler plus, il écoutait de façon illimitée et neutre, il aimait le contact et la compagnie.

 

On a observé que l’animal était un thème de conversation univoque qui mettait les enfants en confiance ; il les encourageait au toucher ; les écoutait ; facilitait la communication ; le fait de le caresser calmait leur anxiété ; il réduisait leur douleur.

Cette expérience ouvre la voie à des possibilités intéressantes et efficaces d’assister et d’aider de jeunes victimes. » (extrait de la présentation, Ethologia)

 

 


(photo :Ethologia, Bruxelles)


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(NP Nr 2 novembre 2005 page 3)

RETAA est membre affilié  de l’IAHAIO (International Association for Human/Animal Interactions Organizations), qui est partenaire de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé). A l’issu des différentes conférences mondiales que l’IAHAIO a organisées, des recommandations pour les instances officielles des pays membres ont été arrêtées. Voici celles issues de la Conférence Mondiale à Genève (CH) en 1995.  

DECLARATION DE GENEVE 1995

 Préambule

Des recherches scientifiques récentes ont démontré les bénéfices de la présence d’un animal de compagnie sur le bien-être, l’épanouissement de l’Homme et de sa qualité de vie. Pour que cette présence soit possible et pour qu’elle soit vécue harmonieusement, les gouvernements comme les maîtres ont des devoirs et des responsabilités. A l’occasion de leur Assemblée Générale du 5 septembre 1995 à Genève, les associations membres de l’IAHAIO ont approuvé 5 résolutions fondamentales. L’IAHAIO demande aux organisations internationales concernées et à chaque Etat de prendre en considération les résolutions suivantes :

 

                                                                    Résolutions

 

1.      Reconnaître et garantir le droit universel à la possession d’un animal de compagnie en 

      tous lieux et en toutes circonstances raisonnables, sans aucune discrimination, si

      l’animal est correctement soigné et si ce droit ne s’oppose pas aux droits des non

      possesseurs.

2.      Prendre les dispositions pour que le cadre de vie de l’homme intègre dans sa conception  

      et son aménagement les besoins et les caractéristiques des animaux de compagnie et

      de leurs maîtres.

3.      Encourager la présence réglementée de l’animal de compagnie dans les écoles et les

      programmes scolaires et préparer les enseignants ainsi que les éducateurs aux   

      bénéfices de cette présence grâce à des formations appropriées.

4.      Ouvrir aux animaux de compagnie un accès réglementé aux hôpitaux, aux maisons de

      retraite et autres établissements d’accueil pour les personnes de tous âges qui ont

      besoin de ce contact.

5.      Reconnaître la validité sur le plan thérapeutique de l’intervention d’animaux spécialement

      entraînés pour aider les humains à supporter leur handicap ; encourager  les programmes

      de formation de tels animaux ; inclure les différentes aptitudes de ces animaux dans la

      formation de base des professions de santé et de service social.

 

 

 

NP : L’IEMT-Suisse (Institut Interdisciplinaire de  Recherche sur  la relation Homme/Animal) a établi une « annexe » à joindre au contrat de location d’un logement, qui a pour but de régulariser la présence d’un animal à la satisfaction de tous les concernés. Cette annexe se trouve sur Internet (voir IEMT-Suisse) ou peut nous être demandée.

 


RETAA asbl   -     retaa@alternet.lu

         

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(NP Nr 2 Novembre 2005 page 4)

 

REMERCIEMENTS



 

 

Hundehaltung in Österreich
herausgegeben vom IEMT,
erschienen im Czernin-Verlag


 



„L’enfant et l’animal: les émotions qui libèrent l’intelligence“

 

Cet ouvrage décrit tout ce que l’interaction avec un animal peut favoriser chez l’enfant : apaisement, communication, socialisation mais aussi attention, intelligence, imagination, créativité, confiance et estime de soi, etc.

Le Professeur H. Montagner est directeur de recherche à l’INSERM (F)

ISBN. 2-7381-1168-8

Editions Odile Jacob, 2002, Paris
 

Exposition

La Foire Agricole d’Ettelbruck  (FAE) s’est tenue cette année du 1er au 03 juillet sur le site des Deichwiesen.

 

RETAA remercie pour leur don :

    -   Rol.LUTZ, A.H.Echternoach

    -   Carola OTTERSTEDT, Dr phil.

        Munich (D)

    -   Isabelle SCHMIT-MINES,  

        Capellen

    -   Nicole SCHWINDEN,     

        Heiderscheid

    -   Paul WEIRICH, Ehner
 

AGENDA


 
   - Séminaires proposés par le 
      Centre

      d’Information et de Recherche sur

      le Chien (www.ciec.be):

·         samedi 26 et dimanche 27/11

      formation pour animateur avec

      chien d'activités auprès des

      enfants

·         samedi 26/11 et dimanche 04/12

      formation pour animateur avec

      chien d'activités auprès des

      adultes      

    - Rencontres Francophones sur les

      A.A.A. (Activités Assistées par

      l’Animal) les 08 et 09 décembre

      à Bourg-en-Bresse (F)


RECTIFICATIF : une faute de

      frappe s’est glissée dans notre

      dernier courrier ; il fallait, en effet,

      lire :

     « ACTIV’DOG » (www.activdog.be)
 

BOUQUINS

 

Weißbuch zur Hundehaltung in

      Österreich : Faktor Hund
      Eine sozio-ökonomische

      Bestandsaufnahme der

   

RETAA a eu l’opportunité d’y présenter son stand. En effet, si l’effet bénéfique sur l’Homme  dans certaines circonstances des activités de la ferme est bien connu (cf. le terme de « ferme thérapeutique ») la dénomination  « care-farm » est encore peu utilisée. Elle désigne des fermes existantes, vivantes, dont les fermiers ouvrent  leur porte à des populations spécifiques qui peuvent bénéficier des moments qu’ils  passent en  côtoyant le monde de la ferme : les gens qui y vivent, le fermier, sa famille, les gens avec qui le fermier collabore, les voisins, les gens du village, la ferme en soi : les étables, les écuries avec leur atmosphère particulière, les granges, le matériel de travail, les produits que l’on y trouve, l’environnement de la ferme : les champs, les cultures, etc… et bien entendu, les animaux que l’ont y rencontre et les interactions que l’on peut avoir avec eux. RETAA fait partie de la Communauté de Pratique « Farming for Health » qui s’est créée aux Pays-Bas sous l’impulsion de diverses institutions dont l’Université de Wageningen (NL) (spécialisée dans tout ce qui touche l’agriculture) et le Fond Scientifique Européen (FSE).

 

 


RETAA asbl   -     Siège Social 29, rue Michet Lentz L-9068 ETTELBRUCK     -     Secrétariat 36, rue Batty Weber L-2617 LUXEMBOURG